‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 66 sur 354 · L'ONCE ET LES POIDS · texte numérisé non relu

L'ONCE ET LES POIDS

Un jour, un épicier pesant de la chandelle,

Ou du sucre, ou du poivre, ou bien de la cannelle,

En vain, pour faire contre-poids, Avait dans le plateau déjà mis tous-fces poids. Rien n'y faisait, ni quart, ni livre, ni demie. « Maître, dit l'Once, eh quoi! vous ne me voyez pas? Je puis, cela s'est vu, vous tirer d'embarras. » Les autres aussitôt de s'écrier : a Ma mie,

Quelle prétention! mais tu n'es bonne à rien.

L'épicier, plus juste et plus sage, La mit dans la balance, et tout alla fort bien.

11 n'est pas, croyez-moi de mince personnage,

D'être si malheureux et si déshérité,

Qui n'apporte c» naissant sa part d'utilité.

FABLES DE LACHA. MUE Al LUE.

VJÏ.

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