XIII. I*es Voleurs et l'Ane
Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient : L'un voulait le garder, l'autre le voulait vendre.
Tandis que coups de poing trottaient, Et que nos champions songeaient à se défendre ,
Arrive un troisième larron
Qui saisit maître aliboron1.
L'âne, c'est quelquefois une pauvre province :
Les voleurs sont tel et tel prince, Comme le Transilvain, le Turc, et le Hongrois. Au lieu de deux . j'en ai rencontré trois : Il est assez de cette marchandise.
De nul d'eux n'est souvent la province conquise : Un quart - voleur survient , qui les accorde net En se saisissant du baudet.
i Expression fréquemment employée par la Foutnine el nos ,nneiens auteurs pour désigner un àne. Rabelais appelle ainsi un ignorant qui faisait le savant. On peut consulter, sur les diverses significations rie ce mot, la note de leuuchat, dans Rabelais, liv. ni, eh. \\.
2 Pour fin quatrième voleur. Ne pourrait plusse dire aujourd'hui