‹ Fables et poésies diversesChapitre 148 sur 257 · EN LUI ENVOYANT LA FABLE PRECEDENTE · texte numérisé non relu

EN LUI ENVOYANT LA FABLE PRECEDENTE

L'heureux Tityre , au pied d'un hêtre assis ,

Chantait jadis , sur la flûte légère , Ses travaux, ses loisirs, ses jeux et sa bergère, Tandis que son voisin, sans chiens et sans brebis, Et sans pipeaux, bien loin de ses champs envahis, Errait parmi les loups sur la rive étrangère. C'est notre histoire. Il est arrivé jusqu'à moi ,

Ce chant et si noble et si tendre , Ce cri d'humanité qu'aux oreilles d'un roi , A travers tant de cris ou de rage ou d'effroi,

Votre muse ose faire entendre.

Votre pitié n'a pas terminé mes malheurs ,

Mais elle y mêle au moins des charmes , Ceux qu'un infortuné peut trouver dans les pleurs Qu'aux yeux d'autrui parfois arrachent ses douleurs

Bien qu'il ait cru cacher ses larmes ,0° ;

Ceux que pour l'homme épouvanté Des hurlements sortis de la forêt prochaine,

Ont , loin du chemin fréquenté ,

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