‹ Fables et poésies diversesChapitre 223 sur 257 · REPONSE · texte numérisé non relu

REPONSE

A l'ami que je ne connais pas '°.

Le dieu des arts , le dieu des vers A souvent consolé ma peine,- Entre Voltaire et La Fontaine, Oui, j'oubliai plus d'un revers.

Oui, grâce aux fruits de ma retraite, Mon nom est encor répété Au doux pays que je regrette , Et dont je me sais regretté.

Charmez ainsi votre souffrance , Compagnon d'exil et d'honneur, Noble ami qu'un heureux malheur M'a fait trouver loin de la France.

Ne soyez dans l'adversité Ni fier, ni faible, ni frivole; Et que l'étude vous console D'un supplice non mérité.

Puis disons , en pesant nos chaînes :

Dieu nous éprouve; ainsi soit-il.

Celui qui tonne sur les chênes Peut bien grêler sur le persil.

Ainsi font les rois de la terre , Et tout va bien. Bon roi des cieux !

Tout n'irait-il pas encor mieux S'ils avaient fait tout le contraire.10

La Haye, 1818.

STANCES IRREGULIERES.

Non ignara mali, miseris succurrere disco. Virg., Mn. lib. 1.

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