‹ Fables et poésies diversesChapitre 33 sur 257 · LE SINGE ET LE PHILOSOPHE · texte numérisé non relu

LE SINGE ET LE PHILOSOPHE

En Chine, un animal, singe de son métier,

Crut , comme bien des gens , que , s'il changeait de cage ,

Il changerait de personnage.

Profitant donc de l'heure où le saint du quartier ,

Chez le peintre ou le charpentier,

Se trouvait en raccommodage, Il se loge en sa niche 5 et, composant son ton , Du béat qu'il supplée affectant l'air paterne , Il se dit , on le croit le patron du canton.

Le petit peuple se prosterne ; Mainte dévote aussi. Cent fois j'ai rencontré Mainte dévote aux pieds de saints de moindre étoffe. L'exemple avait gagné quand un jeune lettré , Fils de Confucius 3o , apprenti philosophe 3l , Avisant le magot , qui , toujours méconnu ,

De sa guérite parfumée

Humait les vœux et la fumée, Lui donna cet avis , qu'on a peu retenu :

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