‹ Fables et poésies diversesChapitre 71 sur 257 · AU ROI DE ROME · texte numérisé non relu

AU ROI DE ROME

L'oiseau-roi veut-il reconnaître S'il a transmis sa force au fruit de son amour ,

Si l'aiglon sera digne un jour

Du noble sang qui l'a fait naître ?

A l'heure où du soleil le front plus épuré

De splendeur inonde l'espace ,

Saisissant l'espoir de sa race, Il l'enlève , et lui fait contempler face à face Le prince étincelant du royaume azuré.

Sur cet éclat que rien n'efface , Si l'aiglon jette un regard assuré ;

Sans cligner même la paupière ,

S'il fixe un œil audacieux Sur l'immortel foyer d'où jaillit la lumière

Qui nous force à baisser les yeux ;

Exhalant l'orgueil qu'il respire , L'aigle annonce à la terre, au ciel, au monde entier,

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Qu'il a reconnu l'héritier

Et de la foudre et de l'empire.

Toi qu'aux vœux des Français l'amour vient de donner Qu'en ton berceau sa main se plaît à couronner , Je te présage un règne aussi grand que prospère , Si , tout en l'admirant , tu peux , sans t'étonner , Entendre ou lire un jour l'histoire de ton père.

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