‹ Fables et poésiesChapitre 113 sur 355 · LA MORT ET L'AMOUR · texte numérisé non relu

LA MORT ET L'AMOUR

Munis de l'arc et du carquois , La Mort et Cupidon voyageaient une fois. Aussitôt que la nuit vint déployer son aile, Les compagnons lassés se couchèrent tous deux , Posant sur le gazon leurs flèches péle-méle. S'évelllant quand l'aurore illumina les cieux , L'Amour, par une erreur, source de mille larmes, Prit des traits à la Mort, et la Mort, à son tour, De l'enfant de Vénus emporta quelques armes.

Souvent la Mort , depuis ce jour, Lance au cœur des vieillards les flèches de l'Amour,

Et , de son côté , l'Amour blesse Des flèches de la Mort le cœur de la jeunesse.

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