‹ Fables et poésiesChapitre 13 sur 355 · LES ENFANTS ET LE PAPILLON · texte numérisé non relu

LES ENFANTS ET LE PAPILLON

Aux mains des écliansons rendons nos coupes d'or : Dans l'ivresse toujours notre raison s'endort ! Jeunesse qui poursuis une beauté frivole , En froissant sa couronne, auréole de fleurs,

Arc-en-ciel aux mille couleurs, Tu sens sous les plaisirs ton bonheur qui s'envole !...

Un jour, le papillon , ce fils de l'Orient , Sur ses ailes de moire étalait, en fuyant,

Une vivante mosaïque, Hiéroglyphes d'or, alphabet fantastique

Que Dieu seul épèle à son gré ; Et puis on le voyait, le papillon volage. Effeuillant chaque rose éclose à son passage , Caressant chaque fleur qu'il trouvait dans un pré. Des enfants, accourus vers l'insecte qui brille , Le saisissent enfin, de sueur tout trempés. Et puis son aile tombe, et les enfants trompés Ne pressent sous leurs doigts qu'une informe chenille.

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