‹ Fables et poésiesChapitre 137 sur 355 · L'ÉCOLIER ET LES VERGES · texte numérisé non relu

L'ÉCOLIER ET LES VERGES

Certain vieux pédagogue à certain écolier Disait : « Dans ton jardin il est un coudrier

Large, touffu, vivace; Des jets tout à l'entour se dressent par millier. Va-t'en cueillir ce soir, après la classe, Les plus flexibles, les plus beaux.

De mon projet ne conçois pas d'alarmes ; Ce n'est pas pour ton dos que sont faites ces armes ; Par ta sagesse, tes travaux.

Mon doux élève, tu me charmes ; Mais de tes indignes rivaux Je veux châtier l'insolence. »

188 LiVKE VII.

Le gamin obéit; quand il est de retour, Le maître va fermer la porte à double tour, Et, voulant se venger de quelque vieille offense, 11 vous rétrille d'importance.

Comme cet écolier, crois-moi, • Peuple, ne prête pas des armes contre toi.

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