LE HIBOU ET LES ALOUETTES
« A quoi bon triste et seul vivre ainsi dans un trou ?
Dit une alouette au hibou.
Allons, chasse au plus tôt les sinistres pensées : Quitte cette retraite et suis-moi dans les champs. Là, tu verras mes sœurs joyeuses, empressées, l'admettre comme un frère à leurs jeux, à leurs chants. >• Il hésite, on le presse, et notre babiliarde Fait si bien, qu'à la suivre enfin il se hasarde.
Les alouettes le voyant Cessent de gazouiller, de folâtrer, de rire. Il veut parler, on fuit; le pauvre chat-huant
Honteux, désolé, se retire, Et de son arbre il regagne le creux, Jurant que désormais, quoi qu'on puisse lui dire. On ne le verra plus fréquenter les heureux.
ir.