‹ Fables et poésiesChapitre 139 sur 355 · LE HIBOU ET LES ALOUETTES · texte numérisé non relu

LE HIBOU ET LES ALOUETTES

« A quoi bon triste et seul vivre ainsi dans un trou ?

Dit une alouette au hibou.

Allons, chasse au plus tôt les sinistres pensées : Quitte cette retraite et suis-moi dans les champs. Là, tu verras mes sœurs joyeuses, empressées, l'admettre comme un frère à leurs jeux, à leurs chants. >• Il hésite, on le presse, et notre babiliarde Fait si bien, qu'à la suivre enfin il se hasarde.

Les alouettes le voyant Cessent de gazouiller, de folâtrer, de rire. Il veut parler, on fuit; le pauvre chat-huant

Honteux, désolé, se retire, Et de son arbre il regagne le creux, Jurant que désormais, quoi qu'on puisse lui dire. On ne le verra plus fréquenter les heureux.

ir.

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