‹ Fables et poésiesChapitre 179 sur 355 · LA CHARITÉ · texte numérisé non relu

LA CHARITÉ

K MABAMB.

L'n jour, la Charité du paradis s'envole, Et voit dans nos chemins un frêle nouveau-né, Â demi nu, transi, pleurant, abandonné.

Par mille doux baisers vite elle le console. Dans un pan de sa robe alors le réchauffant, Vers les grands d'ici-bas, joyeose, elle l'emporte; Aucun de son palais ne leur ferme la porte, Et, par amour pour elle, on adopte l'enfant.

Pour mes Fables ainsi vous agissez, madame : Des plus indifférents vous savez toucher l'âme, Et, grâce à votre zèle, à vos soins protecteurs, Mrs vers, ô toute bonne, ont trouvé des lecteurs.

FAfiLËS. m

L ESPRIT ET LE CSUft.

A MADEMOISELLE LEONTINE UOZLA!V.

Exilé sur la terre, Apollon, dieu du jour, Berger, prit pour compagiie une simple bergère.

Or, il naquit de leur amour

Une fille espiègle, légère, Semblable par l'esprit à son père immortel. Par le cœur s'élevant jusqu'au cœur maternel.

Apollon lui dit : <c 0 ma fiUe !

De nous deux qui préfères-tu? »

Alors l'aimable enfant : « Ma mère a la vertu. Le dévouement sublime, et toi le nom qui brille : Pour ta gloire je veux, mon père, t'admirer ; Ma mère, pour ton cœur laisse-moi t'adorer. »

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