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LA NEIGE

« D'où viens-tu, neige et si pure et si blanche? — Je viens de la montagne où roule Tavalanche

Et dont le front perce les cieux.

Je trouvais mon séjour triste et froid; ces hauts lieux Étant de tous les vents la patrie éternelle, Je priai l'Aquilon, qui me prit sur son aile, De me porter au sein d'une grande cité. Ah! j'arrive... » Elle tombe au milieu de la ville, Se fond sur les pavés et devient fange vile.

Des champs, ô jeune fille, aime l'obscurité. Les cités à ton âme offriront plus d'un piège :

Là tu perdras, comme la neige.

Ta l)lancheur et ta pureté.

FABI.KS. 25»

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