‹ Fables et poésiesChapitre 264 sur 355 · LE LAIT ET LA CIGUË · texte numérisé non relu

LE LAIT ET LA CIGUË

Une mère, dit-on, soit erreur ou forfait , Un jour, à ses enfajils fit boire avec du lait

Le suc amer de la ciguë, Qui leur causa bientôt une douleur aiguë, Corrosive, mortelle.

0 vous qui m'écoutez,

0 vous, les chefs de la famille.

Sur cette fable méditez :

A votre lils, à votre fille,

Anges gardiens de la maison.

Par la parole ou par le geste, Si vous donnez, hélas ! quelque exemple funeste, Vous leur versez du lait pire que le poison.

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