‹ Fables et poésiesChapitre 278 sur 355 · LE COQ ET LE HIBOU · texte numérisé non relu

LE COQ ET LE HIBOU

Le coq s*éveille avant l'aurore :

« Voici le jour ! dit-il ; paresseux, levez-vous ! »

Mais le plus triste des hiboux Lui dit : <( Pourquoi mentir, impudente pécore?

Le jour ne brille pas encore. »

Cependant le soleil parut à Thorizon ;

Du printemps c'était la saison ; Vers l'astre matinal les fleurs reconnaissantes

De leurs corolles renaissantes Envoyaient les parfums... Le coq va dans son trou

Réveiller le hibou :

« N'entcnds-tu pas midi sur le clocher sonore? » Le hibou se blottit dans son nid caverneux.

Et s'écrie, en fermant les yeux :

« Le jour ne brille pas encore ! »

Comme le coq impatient, Qui chante, et bat de l'aile, et fixe l'orient,

Plus d'un cœur généreux vole au-devant des âges ; Mais les hiboux ne manquent pas Pour qui la nuit a des appas Et qui se disent les plus sages.

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