LE COQ ET LE HIBOU
Le coq s*éveille avant l'aurore :
« Voici le jour ! dit-il ; paresseux, levez-vous ! »
Mais le plus triste des hiboux Lui dit : <( Pourquoi mentir, impudente pécore?
Le jour ne brille pas encore. »
Cependant le soleil parut à Thorizon ;
Du printemps c'était la saison ; Vers l'astre matinal les fleurs reconnaissantes
De leurs corolles renaissantes Envoyaient les parfums... Le coq va dans son trou
Réveiller le hibou :
« N'entcnds-tu pas midi sur le clocher sonore? » Le hibou se blottit dans son nid caverneux.
Et s'écrie, en fermant les yeux :
« Le jour ne brille pas encore ! »
Comme le coq impatient, Qui chante, et bat de l'aile, et fixe l'orient,
Plus d'un cœur généreux vole au-devant des âges ; Mais les hiboux ne manquent pas Pour qui la nuit a des appas Et qui se disent les plus sages.
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