‹ Fables et poésiesChapitre 316 sur 355 · KN LUI OFFRANT DES FLEURS DE LA VALLÉE DE JOSAPIIAT · texte numérisé non relu

KN LUI OFFRANT DES FLEURS DE LA VALLÉE DE JOSAPIIAT

JosaphatI ce n'est pas la célèbre vallée

Où l'humanité désolée Entendra le terrible et dernier jugement. Josaphat, ô Marie, est un vallon charmant D'où s'échappe à flots purs une claire Tontaine.

Là vont puiser des jours nouveaux La santé chancelante et la vie incertaine.

A mes poétiques travaux Les muses de ces lieux ne sont jamais rebelles.

De mes promenades fidèles Ces fleurs sont la conquête : accepte-les, crois-moi ; Elles sont comme toi, jeunes, fraîches et belles :

Elles sont pures comme loi.

A CÉLINE MONTALANO.

Suis-je ébloui par un songe perfide?

Je vois, j'entends comme en un tourbillon , Chanter, danser un ange, une sylphide, Étinceler un charmant papillon.

Ce gai lutin qui dans les airs se joue, Cette beauté dont grandit le renom, C'est une enfant, et Céline est son nom.

Elle a — ne croyez plus que je sommeille, oh ! non !

Une pomme d'api sur l'une et l'autre joue ;

Sa bouche est un écrin où brillent à la fois

Les perles de ses dents, les perles de sa voix ;

Chacun de ses regards lance une double flamme.. .

Mais on dit qu'à ces dons elle unit ceux de l'àme, Qu'elle a la noblesse du cœur,

Et que si la raison en fait presque une femme,

Elle est toujours enfant par sa douce candeur.

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