‹ Fables et poésiesChapitre 329 sur 355 · NE CRIEZ PLUS : A BAS LES COMMUNISTES · texte numérisé non relu

NE CRIEZ PLUS : A BAS LES COMMUNISTES

AiB de Philoctèle.

Quoi ! désormais tout penseur est suspect! Pourquoi ces cris et cette rage impie?

N'avons-nous pas chacun notre utopie Qui de chacun mérite le respect?

Ah! combattez vos penchants égoïstes Par les élans de la fraternité ; Au nom de Tordre et de la liberté, Ne criez plus : A bas les communistes !

Pourqui ces mots seraient-ils odieux :

Égalité, Communisme, Espérance, Quand chaque jour de l'horizon s'élance Pour tout vivant un soleil radieux !

Ah ! croyez-moi, les cruels anarchistes Ne sont pas ceux que vous persécutez ; 0 vous surtout, pauvres déshérités, Ne criez plus : A bas les communistes !

Quand des chrétiens, réunis au saint lieu, S'agenouillait la famille pressée, Communiant dans la même pensée, Grands et petits s'écriaient : Gloire à Dieu î Frères, le ciel ouvre aux socialistes Sa nef d'azur pour des rites nouveaux.

Pas d'intérêts, pas de cultes rivaux :

Ne criez plus ; A bas les communistes !

Amis, la terre a-t-elle pour les uns

Des fruits, des fleurs ; — des ronces pour les autres î

D'un saint travail devenons les apôtres :

Tous les produits à tous seront communs.

iSO POÉSIES DIVERSES.

Rassurez-vous, esprits sombres et tristes : La nuit s'envole, espérons un beau jour ; Si vous brûlez d'un fraternel amour, Ne criez plus : A bas les communistes!

Page 1