‹ Fables. IllustréesChapitre 135 sur 166 · VI · texte numérisé non relu

VI

FABLES DE La VONTAIME

LwnE Onzième

Vous m'entendez, je vous entends ;

Il suffit. Et quant aux merveilles Dont votre divin chant vient frapper les oreilles, Philomèle est, au prix, novice dans cet art : Vous surpassez Lambert. L'autre baudet repart : Seigneur, j'admire en vous des qualités pareilles. Ces ânes, non contents de s'être ainsi grattés.

S'en allèrent dans les cités L'un l'autre se prôner : chacun d'eux croyait faire, En prisant ses pareils, une fort bonne affaire. Prétendant que l'honneur en reviendrait sur lui.

J'en connais beaucoup aujourd'hui.

Non parmi les baudets, mais parmi les puissances. Que le ciel voulut mettre en de plus hauts degrés. Qui changeraient entre eux les simples excellences.

S'ils osaient, en des majestés.

J'en dis peut-être plus qu'il n'en faut, et suppose Que votre majesté gardera le secret.

Elle avait souhaité d'apprendre quelque trait

Qui lui fit voir, entre autre chose.

L'amour-propre donnant du ridicule aux gens L'injuste aura son tour : il y faut plus de temps. Ainsi parla ce singe. On ne m'a pas su dire S'il traita l'autre point, car il est délicat ; Et notre maitre es arts, qui n'était pas un fat, Regardait ce lion comme un terrible sire.

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F.JBLES DE Ll FONT.^mE

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