‹ Fables. IllustréesChapitre 154 sur 166 · VR-E DoVZltMB · texte numérisé non relu

VR-E DoVZltMB

Et ne m'étonne pas qu'ainsi que tout le reste Vous me refusiez même un plaisir si funeste. Mon père, après ma mort, et je l'en ai chargé.

Doit mettre à vos pieds l'héritage

Que votre cœur a négligé.

Je veux que l'on y joigne aussi le pâturage,

Tous mes troupeaux, avec mon chien ;

Et que du reste de mon bien

Mes compagnons fondent un temple

Ou votre image se contemple.

Renouvelant de fleurs l'autel a tout moment. J'aurai près de ce temple un simple monument :

On gravera sur la bordure :

" Daphnis mourut d'amour. Passant, arréte-toi, " Pleure, et dis : Celui-ci succomba sous la loi

" De la cruelle Alcimadure. " A ces mots, par la Parque il se sentit atteint : Il aurait poursuivi; la douleur le prévint. Son ingrate sortit triomphante et parée. On voulut, mais en va n, l'arrêter un moment Pour donner quelques pleurs au sort de son amant. Elle insulta toujours au fils de Cythéree. Menant des ce soir même, au mépris de ses lois. Ses compagnes danser autour de la statue. Le dieu tomba sur elle, et l'accabla du poids :

Une voix sortit de la nue.

Écho redit ces mots dans les airs épandus : " Que tout aime à présent : l'insensible n'est plus Cependant de Daphnis l'ombre au Styx descendu Frémit et s'étonna la voyant accourir.

Tout l'Erebe entendit cette belle homicide S'excuser au berger, qui ne daigna 1 ouïr Non plus qu'Ajax Ulysse, et Didon son perfide.

T.=fBLES DE L.7 FOMTMME

Livide Douzième

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