L'OISEAU BLESSÉ D'UNE FLECHE
Mortellement atteint d'une flèche empennée, Un oiseau déplorait sa triste destinée.
Et disait, en souffrant un surcroit de douleur : Faut-il contribuer à son propre malheur ?
Cruels humains ! vous tirez de nos ailes De quoi faire voler ces machines mortelles ! Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié : Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre. De: enfants de Japet toujours une moitié Fournira des armes à l'autre.
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Fables de L.i To\tai^e
Lirj{E Br.iixiÈME
Une lico riant sur son leinio, F.t ne sadianl où mcllrc un {aideaii si pressant. Fait fi l>ien cjua la fin sa compagne consent De lui prêter sa liutte, ou la lice s'enferme. Au 1 o.it (!e quelque temps sa compagne revient. La lice lui demande encore une quin/.iine ; Se; petits ne marchaient, disait-elle, qu .i peine.
Pour faire court, elle lo!)tient.
Ce second terme échu, lautie lui redemande
Sa maison, sa chambre, son lit.
I .a lice cette fois montre les dents, et dit : Je suis prête a sortir avec toute ma bande,
Si vous pouvez nous mettre hors.
Ses enfants étaient deja forts.
Ce qu'on donne aux méchants, toujours on le regrette : our en tirer ce qu on leur prête
Il faut que I on en vienne aux coups ;
Il faut plaider ; il faut combattre.
Laissez-leur prendre un pied chez vous :
ils en auront bientôt pris quatre.
Vjibles de Ijt To-NTAmE
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