‹ Fables. IllustréesChapitre 22 sur 166 · L'OISEAU BLESSÉ D'UNE FLECHE · texte numérisé non relu

L'OISEAU BLESSÉ D'UNE FLECHE

Mortellement atteint d'une flèche empennée, Un oiseau déplorait sa triste destinée.

Et disait, en souffrant un surcroit de douleur : Faut-il contribuer à son propre malheur ?

Cruels humains ! vous tirez de nos ailes De quoi faire voler ces machines mortelles ! Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié : Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre. De: enfants de Japet toujours une moitié Fournira des armes à l'autre.

Vvv 3 1 v^*-

Fables de L.i To\tai^e

Lirj{E Br.iixiÈME

Une lico riant sur son leinio, F.t ne sadianl où mcllrc un {aideaii si pressant. Fait fi l>ien cjua la fin sa compagne consent De lui prêter sa liutte, ou la lice s'enferme. Au 1 o.it (!e quelque temps sa compagne revient. La lice lui demande encore une quin/.iine ; Se; petits ne marchaient, disait-elle, qu .i peine.

Pour faire court, elle lo!)tient.

Ce second terme échu, lautie lui redemande

Sa maison, sa chambre, son lit.

I .a lice cette fois montre les dents, et dit : Je suis prête a sortir avec toute ma bande,

Si vous pouvez nous mettre hors.

Ses enfants étaient deja forts.

Ce qu'on donne aux méchants, toujours on le regrette : our en tirer ce qu on leur prête

Il faut que I on en vienne aux coups ;

Il faut plaider ; il faut combattre.

Laissez-leur prendre un pied chez vous :

ils en auront bientôt pris quatre.

Vjibles de Ijt To-NTAmE

"LivKF, Deuxième •*

•^ . fi

■1 -<»tr>

ft^

"T'-v ,*.,'VW^

Page 1