‹ Fables (volume 2)Chapitre 157 sur 193 · LIVRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE XII

l'eu <le grands sontncs tels eu cet âge où nous sommes: L'univers leur sait gré du mal qu'ils ne font pas.

Loin que vous suiviez ces exemples, Mille actes généreux vous promettent des temples. Apollon, citoyen de ces augustes lieux, Prétend y célébrer votre nom sur sa lyre. Je sais qu'on vous attend dans le palais des dieux : Un siècle de séjour doit ici vous suffire. Hymen veut séjourner tout un siècle chez vous.

Puissent ses plaisirs les plus doux

Vous composer des destinées

Par ce temps à peine bornées!

Et la princesse et vous n'en méritez pas moins.

J'en prends ses charmes pour témoins;

Pour témoins j'en prends les merveilles Par qui le ciel, pour vous prodigue en ses préseuls, De qualités qui n'ont qu'eu vous seul leurs pareilles

Voulut orner vos jeunes ans.

Bourbon de sou esprit ses grâces assaisouue :

Le ciel joignit eu sa personne

Ce qui sait se faire estimer

A ce qui sait se faire aimer :

Il ne m'appartient pas d'étaler votre joie :

Je me tais donc, et vais rimer

Ce que fit un oiseau de proie1.

1 Var. Après ce vers, dans l'édition de Londres de 1708, dans celles de Paris, in-4°: 1726, et in-8°, 1729, il. 16

l'n milan, de son nid antique possesseur,

Etant pris vif par un chasseur, D'eu faire au prince un don cet homme se propose. La rareté du fait donnnit prix à la chose. L'oiseau, par le chasseur humblement présente.

Si ce conte n'est apocryphe.

Va tout droit imprimer sa (jriffe

Sur le nez de sa majesté. — Qnoi ! s ir le nez du roi? — Du roi même en personne. Il n'avoit donc alors ni sceptre ni couronne?

dans l'édition d'Amsterdam de 1727, dans celles de Hambourg de 1731 et 1733, on lit les vers suivants, que l'auteur a retranchés :

Je change un peu la chose. In peu? j'y chaDjc t> al : La critique >-n ceia va me pousser à boni ;

Car c'est une étrange femelle :

Rien ne nous sert d'entrer en raison avec elle. Elle va m'allégaei que tout fait est sacré : Je n'en disconviens pas, et nie sais pourtant gré D'altérer celui-ci. C'est à cette licence

Que je dois l'acte de clémence Par qui je dunne aux rois des leçons de bonté :

Tous ne ressemblent pas au notre.

Le monde est un marchand mêlé,

L'on y voit de l'un et de l'antre.

Ici-b:is le beau et le bon Ne sont estimés tels que par comparaison.

Locis seul est incotuparab'e :

Je ne lui donne pas un éloge affecté ; L'on sait que j'ai toujours entremêlé la fable

De quelque trait de vérité.

Revenons à l'oiseau, le fait est mémorable.

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