‹ Fables (volume 2)Chapitre 28 sur 193 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

En a pour toujours fait l'octroi A Jeau, fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume ,

Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.

Jean lapin allégua la coutume et l'usage : Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis Rendu maître et seigneur, et qui, de père eu fils, L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis. Le premier occupant, est-ce une loi plus sage?

Or bien, sans crier davantage, Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis. C'étoit an chat vivant comme un dévot ermite,

Un chat faisant la chattemite, Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,

Arbitre expert sur tous les cas.

Jeau lapin pour juge l'agrée.

Les voilà tous deux arrivés

Devant sa majesté fourrée.

Grippemiuaud leur dit : Mes enfants, approchez, Approchez; je suis sourd, les ans en sont la cause. L'un et l'autre approcha, ne craignant nulle chose. Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,

Grippemiuaud le bon apôtre, Jetant des deux côtés la griffe en même temps, Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.

Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois Les petit souverains se rapportant aux rois.

FABLE XVII

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