‹ Fables (volume 2)Chapitre 55 sur 193 · LE RAT ET LELEPUANT · texte numérisé non relu

LE RAT ET LELEPUANT

Se croire uu personnage est fort commun eu France ; Ou v fait l'homme d'importance, Et l'on n'est souvent qu'uu bourgeois.

C'est proprement le mal frauçois :

La sotte vauité uous est particulière.

Les Espagnols sont vains, mais d'uue antre manière : Leur orgueil me semble, en uu mot, Beaucoup plus fou, mais pas si sot.

Donnons quelque image du nôtre , Qui saus doute eu vaut bieu un autre.

L'u rat des plus petits vovoit uu éléphant

Des plus gros , et railloit le marcher un peu lent

7i FABLES.

De la béte de liant parage,

Qui marchoit à gros équipage.

Sur t'animai à triple étage

Une sultane de renom ,

Son chien, son chat, et sa guenon, Sun perroquet, sa vieille, et toute sa mais m .

S'en alloit en pèlerinage.

Le rat s'étonnoit que les gens Fussent touchés de voir cette pesante masse : Comme si d'occuper ou plus ou moins de place Nous reudoit, disoit-il , plus ou moins importants ! Maisquadmirez-vQus tant en lui, vous autres hommes Seroit-ce ce grand corps qui fait peur aux enfants? Nous ne nous prisons pas, tout petits que nous somme ;,

D'un grain moins que les éléphants.

Il en auroit dit davantage ;

Mais le chat, sortant de sa cage,

Lui fit voir eu moins d'un instant

Qu'un rat n'est pas un éléphant.

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FABLE XVI

l'horoscope.

On rencontre sa destinée Souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter.

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