‹ Fables (volume 4)Chapitre 65 sur 149 · J:>S TABLES · texte numérisé non relu

J:>S TABLES

Il ne se sert jamais d'huissier.

Kt qu'est-ce donc que le tonnerre?

Gomment appelez-vous ces avertissements?

Un passager pendant l'orage Avoit voué cent bœufs au vainquciu' des Titans. Il n'en avoit pas un : vouer cent éléphants

N'auroit pas conté davantage.

Il brilla quelques os quand il fut au rivage : Au nez de Jupiter la fumée en monta.

Sire Jupin , dit-il , prends mon vœu : le voilà : C'est un parfum de bœuf que ta grandeur respire. La fumée est ta part , je ne te dois plus rien.

Jupiter fit semblant de rire ; Mais, après quelques jours, le dieu l'attrapa bien.

Envoyant un songe lui dire Qu'un tel trésor étoit en tel lieu. L'homme au v(pu

Courut au trésor comme au feu.

Il trouva des voleurs; et, n'ayant dans sa bourse

Qu'un écu pour toute ressource ,

Il leur promit cent talents d'or.

Bien comptés , et d'un tel trésor ; On l'avoit enterré dedans telle bourgade. L'endroit parut suspect aux voleurs; de façon Qu'à notre prometteur l'un dit : Mou camarade, l u te moques de nous; meurs, et va chez Pluton

Porter tes cent talents en don.

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FABLE XIV

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