‹ Fables (volume 4)Chapitre 85 sur 149 · LE CHIEN A OUI ON A COUPÉ LES OREILLES · texte numérisé non relu

LE CHIEN A OUI ON A COUPÉ LES OREILLES

Qu'ai-je fait pour me voir ainsi

Mutilé par mon propre maître?

Le bel état où me voici !

Devant les autres chiens oserai- je paroître? O rois des animaux, ou plutôt leurs tyrans,

Qui vous feroit choses pareilles!

Ainsi crioit Mouflar^, jeune dogue; et les gens, Peu touchés de ses cris douloureux et perçants, Yenoient de lui couper sans pitié les oreilles. Mouflar y croyoit perdre. Il vit avec le temps Qu'il y gagnoit beaucoup : car, étant de nature

» Corps à grosse tête, du mot mufle.

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