LE CHIEN A OUI ON A COUPÉ LES OREILLES
Qu'ai-je fait pour me voir ainsi
Mutilé par mon propre maître?
Le bel état où me voici !
Devant les autres chiens oserai- je paroître? O rois des animaux, ou plutôt leurs tyrans,
Qui vous feroit choses pareilles!
Ainsi crioit Mouflar^, jeune dogue; et les gens, Peu touchés de ses cris douloureux et perçants, Yenoient de lui couper sans pitié les oreilles. Mouflar y croyoit perdre. Il vit avec le temps Qu'il y gagnoit beaucoup : car, étant de nature
» Corps à grosse tête, du mot mufle.