LIVRE VI. FABLE II
Un pâtre, à ses brebis trouvant quelque mécompte,
Voulut à toute force attraper le larron.
Il s*en va près d'un antre, et tend à l' environ
Des lacs à prendre loups, soupçonnant cette engeance.
Avant jue partir de ces Heux, Si tu fais, disait-il, ô monarque des dieux, Que le drôle à ces lacs se prenne en ma présence,
Et que je goûte ce plaisir.
Parmi vingt veaux je veux choisir
Le plus gras, et f en faire offrande !
A ces mots sort de Tantre un lion grand et fort ; Le pâtre se tapit, et dit, à demi mort :
Que rhomme ne sait guère, hélas ! ce qu'il demande ! Pour trouver le larron qui détruit mon troupeau, Et le voir en ces lacs pris avant que je parte, O monarque des dieux, je t'ai promis un veau ; Je te promets un bœuf si tu fais qu'il s'écarte !
C'est ainsi que Ta dit le principal auteur :
Passons à son imitateur.