‹ FablesChapitre 213 sur 343 · LIVRE VHI. FABLE XXII. ti · texte numérisé non relu

LIVRE VHI. FABLE XXII. ti

Serviteur, disait-il, votre appât est grossier ;

On ne m'y tient pas, et pour cause.

Cependant un faucon, sur sa perche, Toyait

Notice Manseauqui s'enfuyait.

Les chapons ont en nous fort peu de confiance,

Soit instinct, soit expérience.

Celui-ci, qui ne fut qu'avec peine attrapé.

Devait le lendemain être d'un grand soupe, Fort à l'aise en un plat : honaeor doirt la volaille

Se serait passée aisément.

L'oiseau chasseur lui dit : Ton peu d'entendement Me rend tout étonné. Vous n'êtes que racaille. Gens grossiers, sans esprit, à qui l'on n'apprend rien.. Pour moi, je sais chasser, et revenir au maître.

Le vois-tu pas à la fenêtre?

Il t'attend : es-tu sourd? Je n'entends q|ue trop bien. Repartit le chapon ; mais que me veut-il dire? £t ce beau cuisinier armé d'un grand couteau?

Reviendrais-tu pour cet appeau?

Laisse-moi fuir ; cesse de rire De l'indocilité qui me fait envoler Lorsque d'un ton si doux on s'en vient m'appeler. }

Si tu voyais mettre à la broche

Tous les jours autant de faucons

Que j'y vois mettre de chapons.

Tu ne me ferais pas un semblable reproche.

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