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LIVRE VIII. FABLE XXII

Les derniers traits de Fombre empiche qu'il ne voie Le filet : il y tombe, en danger de mourir :

Et mon chat de crier; et le rat d'accourir :

L'un plein de désespoir, et Tautre | lein de joie ; Il voyait dans les lacs son mortel ennemi.

Le pauvre chat dit : Cher ami,

Les marques de ta bienveillance

Sont communes en mon endroit ; Viens m*aider à sortir du piège cù ISgnorance

M*a fait tomber. C'est à bon droit Que s5ul entre les tiens, par amour singulière. Je t'ai toujours choyé, t'aimant comme mes yeux. Je n'en ai point regret, et j'en rends grâce aux dieux.

J'allais leur faire ma prière.

Comme tout dévot chat en use les matins.

Ce réseau me retient : ma vie est en tes mains ; Viens dissoudre ces nœuds. Et quelle récompense

En aurai-je ? reprit le rat.

Je jure éternelle alliance

Avec toi, repartit le chat.

Dispos de ma griffe, et sois en assurance :

Envers et contre tous je te protégei*ai ;

Et la belette mangerai,

Avec l'époux de la chouette :

Ils t'en veulent tous deux. Le rat dit : Idiot! Moi ton Ubérateur ! je ne suis pas si sot.

Puis il s'en va vers sa retraite.

La belette était près du trou.

Le rat grimpe plus haut : il y voit le hibou. Dangers de toutes parts : le plus pressant l'emporte. Ronge-maille retourneau chat, et fait en sorte Qu'il détache un chêinbn, puis un autre, et puis tant

Qu'il détache enfin l'hypocrite.

L'homme parait en cet instant :

Les nouveaux alliés prennent tous deux la fuite. A quelque temps de là, notre chat vit de loin Son rat qui se tenait alerte et sur ses gardes ; Ah ! mon frère, dit-il, viens m'embrasser ; ton soin

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