UVBE IX. FABLE XIV
Un passager, pendant Torage, avait T09é cent bœufs au vainqueur des Titans. Il n'en avait pas un : vouer cent éléphants
N'aurait pas coûté davantage.
Il brûla quelques os quand il fut au rivage : Au nez de Jupiter la fumée en monta.
Sire Jupin^ dit-il, prends mon vœu ; le voilà : C'est un parfum de bœuf que ta grandeur respire. La fumée est ta part : je ne te dois plus rien.
Jupiter fit semblant de rire :
Mais, après quelques jours, le dieu l'attrapa bien,
Envoyant un songe lui dire Qu'un tel trésor était en tel lieu. L'homme au vceu
Courut au trésor comme au feu.
Il trouva des voleurs ; et, n'ayant dans sa bourse
Qu'un écu pour toute ressource, . Il leur promit cent talents d'or *,
Bien comptés, et d'un tel trésor :
On l'avait enterré dedans telle 1 oirgade.
L'endroit parut suspect aux voleurs ; de façon (}u'à notre prometteur l'un dit : Mon camarade. Tu te moques de nous ; meurs, et va chez Pluton
Porter tes cent taients en don.
LE CHAT ET LE RCNAnO
Le chat et le renard, comme beaux petits saints,
S'en allaient en pèlerinage.
C'étaient deux vrais tartufs, deux archipatelins. Deux francs patte-pelus* qui, des frais du voyage. Croquant mainte volaille, escroquant maint fromage,
S'indemnisaient à qui mieux mieux.
Le chemin était long, et partant ennuyeux ;
Pour raccourcir ils disputèrent.
La dispute est d'un grand secours :
* Environ 300,000 fr. de notre- monnaie.
■ Traitrss dont le» griffes sont cachées par \e» poils des pattes.