LE LION, LE SINGE ET LES DEUX ANES
Le lion, pour bien gouverner.
Voulant apprendre la morale.
Se fit, un beau jour, amener
Lo smge, maîlre es arts chez la gent animale.
La première leçon que donna le régent
Fut celle-ci : Grand roi, pour régner sagement,
11 faut que tout prince préfère Le zèle de TEtatà certain mouvement Qu'on appelle communément Amour-propre ; car c'est le père, C'est l'auteur de tous les défauts Que Von remarque aux anjmaux.
Vouloir que de tout point ce sentiment vous quitte. Ce n'est pas chose si petite Qu'on en vienne à bout en un jour : C'est beaucoup de pouvoir modérer cet amour.
Par là votre personne auguste N'admettra jamais rien en soi De ridicule ni d'm^uste.
Donne-moi, repartit le roi, Des exemples de 1 un et 1 autre.
Toute espèce, dit le docteur, Et je commence par ia nôtre, nrofession s'estime dans son cœur, '^^ Trsiïte les autres d^ignorantes, 1 PS aualifie d'impertinentes ; valables discours qui ne nous coiitenl nen.
Et srmDw ^