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L'ANE ET «JE PETIT CHIEN

Ne forçons point noire talei^;

Koitt se ferions rien avec grâce :

hÊKoi» ma. lourdaud, quoi qu'il luse,

Ne sauradt passer pour galant.

Poi de gens, que le ciel chérit et gratifie, CM le don d'agréer infus avec la vie.

Cest un point qu'il leur faut laisser.

Et ne pas ressembler à Tâne de la fable,

Qui, pour se rendre plus aimable Et plus cher à son maître, alla le caresser.

Gomment ! disait-il en son âm'e,

Ce chien, parce qu'il est mignon,

Vivra de pair à compagnon

Avec monsieur, avec madame ;

Et j'aurai des,coups de bâton i

Que fait-il? Il donne la patle ;

Puis aussitôt il est baise :

S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte.

Cela n'est pas bien malaisé.

Dans cette admirable pensée, Voyant son maître en joie, il s'en vient lourdement,

Lève une corne toute usée, La lui porte au menton fort amoureusement, Non sans accompagner, pour plus grand ornement,

118 LIYRE IV. TAPLE VI.

De son chant gracieux cette action hardie.

Oh ! oh ! queue caresse ! et quelle mélodie ! Dit le maître aussitôt, llolà, Martin-bâton : Martin-bâton accourt : Fane change de ton.

Ainsi finit la comédie.

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