LIVRE IV. FABLE XII
Que d'en porter chacun un quart :
Ce ne vous sera pas une charge trop grande, Kt j'en serai plus libre et bien plus en état En cas que les voleurs attaquent notre bande,
Et que Ton en vienne au combat.
Éconduire un lion rarement se pratique.
Le voilà donc admis, soulagé, bien reçu, Mt, malgré le héros de Jupiter issu.
Faisant chère et vivant sur la bourse publique.
Ils arrivèrent dans un pré Tout èordé de ruisseaux, de fleurs tout diapré.
Où maint mouton cherchait sa vie ; Séjour du frais, véritable patrie Des zéphyrs. Le lion n'y fut pas qu'à ces gens
11 se plaignit d'être malade.
Continuez votre ambassade.
Dit-il ; je âens un feu qui me brûle au dedans. Et veux chercher ici quoique herbe salutaire.
Pour vous, ne perdez point de temps :
Rendez-moi mon argent; j'en puis avoir affaire. On déballe, et d'abord le lion s'écria.
D'un ton qui témoignait sa joie :
Que de filles, ô dieux, mes pièces de monnaie Ont produites ! Voyez : la plupart sont dé^à
Aussi grandes que leurs mères.
Le croit * m'en appartient. 11 prit tout là-dessus ; Ou bien, s'il ne prit tout, il n en demeura guères.
Le singe et les sommiers* confus, Sans oser répliquer, en chemin se remirent.
Au fils de Jupiter on dit qu'ils se plaignirent,
Et n'en eurent point de raison.
Qu'eût-il fait? C'eût été lion contre lion ; Et le proverbe dit : Corsaires à corsaires^ L'un l'autre s'attaquant, ne font pas leurs affaires.
* L'accroissement, le produit.
* Le» bétes de somme.
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