‹ FablesChapitre 36 sur 172 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Sans qu'il soit un seul être au monde Dont le cœur s'intéresse à ma douleur profonde !

Qu'ai-je fait aux autres oiseaux

Pour qu'ainsi chacun me délaisse ?

Il n'est pas jusqu'à ces moineaux, Si familiers pourtant, que mon aspect ne blesse : Je n'ai pas mérité ce cruel abandon.

— Eh I vieux grondeur, dit un pinson, Comment vivre avec toi, quand tu te plains sans cesse I

Le hibou méritait cette dure leçon :

Il est des gens d'esprit morose.

Qui se plaignent à tous et partout de leur sort ; Parents, voisins, amis, chacun fuit leur abord :

Leur humeur chagrine en est cause.

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