‹ Fables [microforme] (volume 2)Chapitre 106 sur 109 · LE NOUVEAU RÉGIME · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU RÉGIME

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Un jour les animaux sauvages,

Pour s'illustrer, 1 Résolurent de se titrer l ; Et de supprimer les servages. 1 C'était fort beau déjà; l Mais pas assez ; ct l’on songea, L à Dans une agape présidée | 4 Par un jeune lion, — Ni

Car c’est là, paraît-il, que surgit toute idée, — |

On songea qu’il fallait, mais sans rébellion

Lao nen, Deal aohae)

DE Fe ds SEA

Faire un gouvernemênt. Quelle en serait la forme ! Le grand nomibre choisit le représentatif, Comme étant plus récréatif.

On chargea le canard d’annoncer la réforme.

Les fauves de partout parurent satisfaits De cette source de bienfaits.

Dans les divisions rurales

Les élections générales

Se firent partout à la fois.

Seul un singe vendit sa voix.

Puis une élection fut quelque part perdue A cause, paraît-il, de l'influence indue.

De par le droit coutumier Dont la forêt s’honore, Un lion à la voix sonore Voulut être premier.

Secouant sa crinière, ouvrant son œil de flamme, Il commenta son grand programme, Et la droite battit des mains.

La gauche s’irrita. Plus vive que polie, Elle dit que jamais, même chez les humains, On avait vu telle folie,

Chacun resta de son côté ; Cela s’appela loyauté,

Alors un vieux loup philosophe D'un ton fort solennel Lança cette apostrophe :

— Votre Souvernement Constitutionnel C’est la tyrannie Sottement bénie D'un seu] par le moyen de tous,

Un renard répliqua, Mmoqueur :

—Qu'en Savez-vous Pour parler de cette manière,

O loup qui dans votre tanière , Restez comme Sous un linceul 2...

C'est le règne de tous, mais on n'en voit qu’un seul.

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