LE GLOUTON ET L'ÉCUREUIL
Un glouton affamé,—comme sont, d'ordinaire, Ces malotrus Qui s'occupent fort peu de notre art culinaire Et nous mangent tout crus, — Un glouton qui passait sons un noyer superbe, Le nez bas, en sournois, Aperçut une noix Dans l'herbe. :
La broyer sous ses crocs aussi durs que le fer Fut l'affaire d'une seconde :
— Pouah ! fit-1l aussitôt, rouvrant sa gueule immonde, Que ce fruit est amer !
Un petit écureuil à la mine friponne Qui d’une branche à l’autre allait d'un bond léger, Lui dit alors :
—La noix est bonne, Mais il faut savoir la manger,
Que d’appétits grossiers, par leur ardeur brutale, = Gâtent tout leur bonheur !
Combien ne cherchent pas sous sa rugueuse écale ],amande pleins: de saveur:
immonde,
d léger, FABLE LA HARPE ÉOLIENNE ET LA GIROUETTE.
utale, Une harpe éolienne Par quelque main magicienne— je écale Se disait-on dans le hameau —
Avait été pendue aux branches:d’un ormeau, Et, près de cette harpe, au faîte d’une grange, Une girouette étrange Luisait sur sa tige de fer.
Or, un vent accourut, l’Aquilon ou l’Auster, Qui toucha brusquement, de son aile rapide, La folle girauette et la herpe timide.
La première tourna jetant un cri méchant,
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Comme le cri de lafcolère,
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Qu'on aurait dit une prière,
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