‹ Fables [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 109 · LE CERF ALTÉRÉ · texte numérisé non relu

LE CERF ALTÉRÉ

Un cerf ayant un jour fait une longue course, Etait fort altéré Et cherchait une source, Quand il vit tout à coup, au milieu d’un fourré, Une mare profonde Que ceignait un rocher.

Il fut prompt à s'en approcher.

— Que le diable confonde Le chasseur et ses chiens !

Cria-t-il, en jurant comme bien des chrétiens,

e EE EE a

Cette eau-là n’est pas illusoire, Et je vais boire

À la santé de ces gredins

Qui font là-bas du tintamarre,

Puis, en disant ces mots, il sauta dans la mare,

Comme il n'était pas de gradins Et que la côte ‘

Etait abrupte et haute, L'imaprudent ne put revenir.

Quand une passion nous presse, nous obsède, Hélas ! bien trop souvent l'on cède Sans demander comment cela devra finir.

1 Imare.

bsède,

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