‹ Fables [microforme] (volume 3)Chapitre 16 sur 100 · LA BELETTE ET LE MAIBOU · texte numérisé non relu

LA BELETTE ET LE MAIBOU

Un hibou vaniteux, reployant sa grande aile, Vint s'arrêter près d'un ruisseau :

—Si le miroir de l'onde est aujourd’hui fidèle, Je suis, pensa-t-il, vraiment bean,

Et, comme il s’admirait, rajustant sa toilette, Une belette

Se glissa parmi les roseaux.

— Belette, mon amie,

Lui cria le hibou, En affectant la bonhomie, u rampes sur la terre et n’habites qu’un trou, e maudirais le sort si j'étais à ta place, t, loin de m’admirer dans ce calme miroir, Je m'y noierais de désespoir !

—Je vous répondrai sans fallace, Dit, en levant son fin museau,

La belette au vilain oiseau :

Je n'ai point d'ailes, point de plume ; JU. ‘en ayant jamais eu je n’en ai pas besoin ; Au reste, je n’ai pas coutume De chercher le bonheur bien loin.

Puis, dans le danger je me sauve de aile, Aussi bien que le plus gros fauve.

Voyez : un chasseur vient, adieu !

ui fidèle,

Se fourrant au milieu

De l'épaisse fougère, La belette légère ; -toilette, . À ces mots disparut. :

ussitôt le hibou, hâtant son vol austère, l 3

S'éleva lentement de terre, Mais par malheur pour lu le chasseur accourut.

Gardez-vous d’offenser par des paroles vaines Ceux qni sont moins doués que vous; Ce qui fait notre orgueil peut devunir pour nous Une source de peines.

‘courut.

aines vous, jur nous

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