‹ Fables [microforme] (volume 3)Chapitre 34 sur 100 · AS — | À · texte numérisé non relu

AS — | À

ui À

L'emporte, d'un coup d’aile, assez loin du danger:

On se sépare alors, mais non sans échanger Un adieu bénévole.

La voyageuse trotte et la mouche s'envole ;

À quelque temps de là, tout en l'air, dans un coin Une araignée, au milteu de sa toile, Eviait avec soin, Comme à travers un voile, Les mouches de l'appartement.

Or, tout à coup, bonne fortune !

Elle en vit une Qui s'engageait fort sottement

Et s’empêtrait dans son fil traître.

—Tu vas servir à me repaître, Dit-elle avec aigreur.

La mouche tout d’abord frissonna de terreur, Mais elle retrouva bientôt son assurance :

—Mon amie, à ton tour, Dit-eile, rends-moi l’espérance | Daigne me payer de retour !

C'est mo

Tu

Letienr Délivrez

L'araign

C'est moi qui de bon cœur t'ai sauvé l'existence Quand, par inadvertance, Tu témbas dans un vase creux.

Mon cœur fut généreux, Le tien ne l’est pas moins, oh ! non, j'en suis bien sûre.

Délivrez-moi des fils de votre tissu fin.

L'araignée, cussitôt, lui fit une morsure

Et dit :

—J'ai faim |

Le vice naît souvent d’une extrême indigence ; Lorsque l’homme est heureux il a de l’indulgenre.

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