WEBSTER, N.Y
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Il arrivait enfin, Quand à la porte d’une étable, Il vit un vieux coq qui chantait.
— C'est un mets, se dit-il, qui me semble acceptable, Et naguère on s’en contentait :
Croquons-le tout d’abord et les pigeons ensuite.
Dire et faire c'est deux, même pour un renard. Le vieux coq suspendit son couplet goguenard Et prit la fuite.
Le renard le suivit, Et je crois qu'il allait l’atteindre, Quand tout à coup, il vit Sur la neige se peindre Le vol rapide des pigeons.
Aveuglé par la joie, Il quitte alors sa proie.
—Quel dîner nous nous ménageons | Se dit-il en lui-même en courant après l'ombre. Ce vieux coq n'avait rien que la plume et la voix ! Parlez-moi des pigeons ! ça pèse et ça fait nombre. Je n’en aurai jamais autant pris à la fois |...
FYABLES. 19:
Nous faisons du renard la sottise suprême Lorsque, les yeux fixés sur le monde trompeur, Nous prenons l’ombre du bonheur Pour le bonheur lui-même.