‹ Fables [microforme] (volume 3)Chapitre 68 sur 100 · SALES · texte numérisé non relu

SALES

Tant de bonnes paroles Consolaient le pauvre animal, Mais ne guérissaient point sen mal.

Pendant ce temps l’avoine, à pleines casseroles, Les bottes de foin, Les litières de paille à Etaient servis avec grand soin :

Aux amis qui faisaient ripaille. F

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Le médecin était venu.

C'était un sage méconnu Qui de son grand savoir ne faisait point parade.

…Je vois bien,'lui dit lé malade Avec émoi, Que c’est fini de moi :

Cependant je mourrais sans peine Je is Le à Hit t à És j de S’il ne mé fallait pas laisser autant d'amis.

—Consolez-vous, dit l’autre, et mourez bien soumis; Votre espérance est vaine Si vous comptez sur leur appui.

Ils ont tout dévoré votre humble patrimoine, Et si la mort, mon cher, ne vous prend aujourd’hui, N'ayant plus de foin ni d'avoine,

Demain Vous mourrez de frim.

Ne mettez pas votre joie

A compter dés amis nombreux ;

Que votre cœur plutôt s'emploie A les choisir généreux.

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