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FABLE XXV

Le Paysan et les Moineaux.

Dès le matin de la journée, Un paysan, la peau tannée, Semait avec entrain, Dans les sillons nouveaux le plus beau de son grain. Des moineaux qui rêvaient peut-être de pillage Non loin, dans le feuillage, Le virent tout à ccip et volèrent vers lui.

“ Veux-tu, lui dirent-ils, nous donner aujourd’hui La nourriture ?

La vie est dure

Et rien ne pousse encor dans les champs déflorés.

—Mangez, mangez, fit-il, ê pauvres éplorés.

‘ Et les moineaux mangèrent, Et gaîment voltigèrent

De buissons en buissons En disant leurs chansons.

Le grain germa, puis, sous la brise chaude, On vit s’étendre un tapis d’émeraude.

Et nul L’aurait pu deviner Que les oiseaux, là-même, étaient venus glaner. Mais un jour de l’été, des insectes nuisibles Mordirent les tiges sensibles ; Et les épis que le soleil dorait Allait tomber sur le guéret, Quand les moineaux de la vallée, Prenant ensemble leur volée,

Vinrent s’abattre sur les champs.

ain.

ls firent un festin des insectes méchants.

Non, le bien que vous faites Ne se1: point perdu; : Mais que vos âmes satisfaites Ne cherchent pas comment il vous sera rendu.

rés, ms

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