FABLE
1 Saule et l’Erable,
Un saule à demi-mort portait assez souvent | Un œil d’envie Sur un érable plein de vie Dont les rameaux chantaient au vent.
—“ Tu verras, disait-il, s’envoler, à l’autenne, Le feuillage qui te festone, Tes bras comme les miens seront secs et perclus, Et les nids des oiseaux ne s’y cacheront plus. Nous serons, ce jour-là, de + Payens © maudire Le destin.”
Mais à tant s’escrimer il perdait son latin; L'autre le laissait dire.
Or, quand vint le printemps, que le soleil sourit, Et que souffla la tiède brise,
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Le jeune érable refleurit Et le saule était mort dans son écorce grise.
Vous que dépouille le malheur, Ne perdez jamais l’espérance, Dieu rend ses biens au travailleur, Au repentant, son innocence,