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FABLE XLVIII

Le Lion et le Lézard.

Un lion cherchant l’ombre, Car le jour était chand, les champs, pleins de soleil,

Entra tout haletant dans une grotte sombre

Pour attendre la nuit et goûter le sommeil.

Mais toute joie est décevante.

Voilà bien qu’un lézard lui monte sur le dos. Il sort alors de son repos,

Il regarde, il frémit, comme pris d’épouvante.

Un renard l’aperçoit et se moque de lui.

“Je n’ai pas peur de cette bête, Dit le lion, dressant la tête, Mais son peu de respect me cause de l’ennui.”

Vous qui n’avez aucun mérite

Ne vous faufilez pas parini les beaux esprits, Votre vanité les irrite

Ou votre air familier provoque leur mépris.

leil,

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