GRAPHE
Que te servent tes pieds légers et résonnants, Disait d’une voix convulsive Une grosse locomotive À mon noble coursier dont les naseaux fumants Chassaient l’air avec bruit ? Oserais-tu, de grâce, Essayer de suivre ma trace A moi qui dévore l’espace, À moi plus prompte que les vents ?
Va cacher dans les bois, ta honte et ta défaite! —Halte là ! rabattez votre présomption, Lui dit le télégraphe en secouant la tête; Pourquoi cet orgueil et ce ton ? Vous devancez les vents, avez-vous dit, la belle ? Oh! la folle prétention.
Prenez-vous le coursier pour un sot sans cervelle ? Vous surpassez, j’en conviens, les chevaux.
Voilà tout. Beau sujet vraiment de gloriole ! Mais lorsque vous voudrez devancer les oiseaux, Le tonnerre et les vents, venez À mon école.