FABLE LIV
Le Froment et l'Ivraie.
Jaloufie de voir le bon grain S'emparer du meilleur terrain. Alors que le long de la hait' On la reléguait sans merci.
mauvaise herbe, l'ivraie.
Voulut aussi
Dans le sillon fertile
Mûrir comme Le blé.
Elle prit un air accablé.
Et dit d'une façon subtile Aux jeunes épis, ses voisins :
" Vous me traitez bien mal. cousins, Et vous m'en voyez désolée...
Pourquoi me tenir isolée ?
Laissez-moi prendre à vos côtés
T"n<> toute petite place, Mon âme qui n'est pae de g Aura pour \<>u> mille boni
8 luite par ces belles car.'
vivant rien de hasardeux, [i - épis jeunes el frivo La gardèrent ara milieu d'eux, [le connurent leur imprudence Quand L'ivraie, avec inupudei P< mlant qu'ils souffraient reverdit, Va jusqu'au loin 9G répandit.
N'acceptez pae toujours l'amitié qu'on vous donne; On vous flatte souvent pour vous mieux pénétrer. On voue demande un coin dans votre âme trop bonne^ Kt l'on règne en tyran dès qu'on y peut entrer.