‹ FablesChapitre 60 sur 83 · FABLE LXIV · texte numérisé non relu

FABLE LXIV

Le Laboureur et l'Athée.

Un brave laboureur achevait ** semailles

■ I il \u uiiver au milieu do eei champs Un -■ m- 1 1 -a nt athée, un à nanchants

Qui veulent enlacer Lee autres dans leurs mailles. L'angélus du midi, dans le même moment, Bonnail è l'église voisine;

'i. purie fort dévotement, Se mit a réciter la prière divine.

•■ Pourquoi a d< le en

Fit ]<• libre penseur, • ut de rire :

K-i -■ • donc que \ raimenil t u crois A es mofci que tu viens de dire ?

— Eh, pourquoi n'y croirads-je pas P Daignez, .-'il vous plaît, me l'apprendre.

— Parce qu'en croyant sans comprendre Ta raison ferait un faux pas.

— Kevenez dans deux mois, je pourrai vous répondre. Et même vous confondre. . ."

Il revint au tempe 'lit : c'ébait à la moisson.

"Eh bien ! commenga-t-il, eh bien ! pieux garçon, Je viens chercher voire réponse.

— Interrogez mon champ, c'est lui qui la prononce. A votre raillerie il saura mettre lin frein.

\ ous m'avez vu semi tin,

Je l'ai mis, au printemps, dans une tiède terre; Il a semblé pouràr; tel no fut pas son sort : Tn germe plein de vie est sorti do la mort... Voyez ce 1)16 superbe, expliquez le mystère... L'homme est plus qu'un vil grain, von s savez bien

[cela :

Comment pouvez donc jamais nommer chimère Son espoir de sortir d'une tombe éphémère ? C'est ma seule réponse ; allez, méditez-la. . ."

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