IV. - LA MORT ET L'AMOUR
Munis de Tare et du carquois, La Mort et Gupidon voyageaient une fois.
Aussitôt que la nuit vint déployer son aile»
Les compagnons lassés se couchèrent tous deux. Posant sur le gazon leurs flèches pêle-mêle.
S*éveillant quand l'aurore illumina les cieux, L'Amour, par une erreur, source de mille larmes. Prit des traits à la Mort, et la Mort, à son tour^ De l'enfant de Vénus emporta quelques armes.
Souvent la Mort, depuis ce jour.
Lance au cœur des vieillards les flèches de l'Amour,
Et, de son côté, l'Amour blesse Des flèches de la Mort le cœur de la jeunesse.