‹ FablesChapitre 140 sur 247 · XVII. — LE LOUP ET LA CIGOGNE · texte numérisé non relu

XVII. — LE LOUP ET LA CIGOGNE

Tandis que sans pitié le loup mangeait l'agneau Qu'il avait rencontré le long d'un clair ruisseau. Par hasard, ou plutôt par vengeance céleste.

Un os malencontreux dans le gosier lui reste. Une cigogne vient ; c'était elle, dit-on, Qui, d'un autre salaire assurément bien digne, Jadis, en pareil cas, secourut le glouton.

Vainement, cette fois, le brigand lui fait signe : « De tes maux, dit l'oiseau, je ne suis plus touché ; Péris enfin, péris, ' -uel, ingrat, vorace,

UVRE Vil. nt

Et que ta mort apprenne & tous ceni de ta rae9 Qu'on est toujours puni par où Ton a péché. »

Page 1