XIX. — LE NID RENVERSÉ
Un oiseau se désespère :
• C'en est fait, plus d'amour, plus d'amour, ô douleurl L'orage a renversé le nid où mon vieux père Au cœur de ma compagne avait uni mon cœur.
Je perds, avec mon nid, l'amour et le bonheur. i>
A sa sœur une femme, après Quatre-vingt-treize^ En ces mots écrivait : « O ma chère Thérèse, La révolution porte de tristes fruits:
On ne peut plus prier, les temples çont détruits I n.
Aa désespoir livrée, une muse anonyme
Disait : c Je renonce à la rime !
Il s'attache à mon œuvre un génie infernal ; Hier à Thorizon se lève un grand Journal Qui glorieusement doit me faire connaître, Et voilà tout à coup qu'il vient de disparaître. Adieu mes vers, adieu ma seule passion ; Hélas! plus de journal, plus d'inspiration! t
Et moi, d*un saint transport ayant l'âme saisie. Je leur dirai : « L'amour, cet enfant immortel, La véritable foi, Tauguste poésie.
Pour vivre, pour brûler n'ont pas besoin d'autel. Dût le cœur seul dujuste être leur sanctuaire. On en verrait toujours s'exhaler la prière. Et la flamme et les chants...» Ah ! lecteurs, croyez-moi, Car de leurs sentiments je me fais l'interprète. Cet oiseau n'aimait plus, la fenune était san» foi. Et l'autre n'était pas poète.