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VL — LA BREBIS ET LES GRENOUILLES

Un Jour une brebis tomba dans un étang.

Croyant voir arriver un nouvel habitant.

Grenouilles aussitôt vinrent lui faire fête Et vanter de ces lieux les rares agréments.

Mais à pareil séjour notre brebis peu faite Sortit, leur adressant mille remerclments.

La candide vertu peut, d'une àme novice.

Tremper sa robe blanche aux souillures du vice.

N'espérez pas la retenir Dans votre impur limon, noirs enfants derabtoMt Elle saura bientôt, par un effort sublime.

Loin de vous s'élancer... pomrn'jr pjut revwilr.

Vn.— L'HABIT DE MON GRAND-PÊRE.

Mon grand-père avait un habit Qui, par hérédité, jusqu'à moi se transmit.

Mon aïeul, qui parvint à l'extrême vieillesset

A sa mort seule le quitta ;

Cent fois mon përe'le porta

Dans les beaux jours de sa jeunesse.

Puis votre serviteur enfant en hérita* Messieurs, à ma pensée il apparaît encore.

Avec son drap chamois doublé de soie aurore.

Ses pans flottants et ses larges boutons.

Dans cet accoutrement je marchais tête fière. Me rendant à l'église aux jours des grands sermons. Les basques descendaient plus bas que mes talons. Et, battant le pavé, soulevaient la poussièrec On riait, je ne riais point.

Tels et tels qui, de point en point.

Exigent, s'attachant à la mode nouvelle, Les étoffes de prix, la forme la plus belle.

Mais dont l'œil est toujours en arrière fixé, • Dont l'esprit rétrograde, esclave du passée Se refuse au progrès en qui le monde espère^ Portent^ sans s'en douter, l'habit de leur grand-pè?c.

Vm. — LE CASQUE ET LE MIEL.

Dans le casque d'un preux frappé d'un coup mortel. Des abeilles, un jour, déposèrent leur miel.

Offrant, après l'horreur de la guerre sanglantei Des dottceun de 1» paix l'image consolante.

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