XXIII. — LE PAPILLON I^T LE CHOU
Un papillon volait, plas léger que lèvent.
Du cbèyrefeuille au lis, du jasmin à la rose.
Le chou, qui le nourrit avant
Sa brillante métamorphose, « Viens, mon fils, lui dit-il, un instant pose-toi
Sur moi...
— Quoi ! je m'abaisserais à ceux de ton espèce,
O race informe, lourde, épaisse!
Répond brutalement le rival des zéphyrs.
Laisse-moi savourer, au gré de mes désirs, Les sucs les plus exquis et les fleurs les plus belles, w
A ces mots, le chou répartit :
« Mon petit.
Tu n*étais pas si fier quand, privé de tes ailes» Chenille, tu rongeais mes feuilles maternelles. Mais, comme toi, plus d'un, il faut en convenir.
Osa, pendant le sort prospère.
Renier ses amis et rougir de son père.
Et des bienfaits reçus perdit le souvenir. >